Les souvenirs des autres.

Les souvenirs des autres ont souvent un parfum de réglisse, de feuilles mortes, quelque chose d'âpre et sec, comme du tabac de vieux cigare. Sur la tranche ils disparaissent, tellement ils sont fins. Pour les voir en filigrane il faut les tenir face à soi contre une vitre, et ne plus respirer pour éviter de les embuer.

Alors on peut, par temps clair, discerner quelque chose, qui tremble un peu. Les souvenirs des autres a quelque chose des farfadets.

Alors on peut, par temps clair, discerner quelque chose, qui tremble un peu. Les souvenirs des autres a quelque chose des farfadets.

Ce qu'on en voit, ce ne sont que des reflets, involontairement menteurs, forcément infidèles, mais qui éclairent un peu l'époque opaque qui nous contient si mal.

Ce qu'on en voit, ce ne sont que des reflets, involontairement menteurs, forcément infidèles, mais qui éclairent un peu l'époque opaque qui nous contient si mal.

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